Mercredi 3 septembre 2008
Métro. Station rond-point du Prado. Il est environ 18h.
Comme d'habitude à cette heure-ci, du monde attend.
Et moi aussi, sur le quai direction « Bougainville ».

En face,  direction Ste-Marguerite, arrive une bande de jeunes.
Des skaters, cheveux mi-longs, fringues débrayées mais à 300€ l'ensemble.
Gus Van Sant n'est pas loin.

 

L'un d'entre eux, tout en désinvolture feinte, attaque alors quelques figures sur roulettes.
Prouesses qui l'entraînent, bien sûr, à quelques centimètres des rails.

Sur mon quai, on flippe, on s'inquiète. J'entends des « n'importe quoi ! » quelques « pfff! » et un « il a craqué, lui ! ».

Lui, le jeune, se sait regardé. S'amuse de ça, sans vouloir le montrer, mais quelques rapides coups d'oeils vérificateurs le trahissent.
Bref, un p'tit branleur qui fait le malin. 

Allez, minot, arrête... On t'a vu. Va pas te foutre en l'air comme ça. T'aurais des causes plus sympas à défendre pour satisfaire ton estime. Bah, je t'en veux pas, j'ai du être pareil. Mais sais faire de skate.

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Marsaynettes pour rire communauté : La vie à Marseille
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Samedi 9 août 2008

Ne cherchez pas, n'en jetez plus.

C'est moi, l'intrus des Bouches du Rhone.

JE N'AI PAS DE BIRKENSTOCK AUX PIEDS !


Vous savez (mais oui, vous savez !...), ces sandales initialement orthopédiques, d'origine allemande, plutôt jolies (encore heureux !), et qu'au moins une personne sur quatre ou cinq porte aux pieds dans les rues de Marseille ou Aix. 

Pas la sous-marque, certainement pas. Non,  LA "Birk", à 50€ la paire.
De longues files d'attente paraît-il, lui sont dédiées chaque Samedi sur le marché de la Plaine (Marsaynetes rapportée, pas vue de mes yeux).

Cela se justifiant bien sûr par le confort unique qu'offre la Birkenstock. 

De mode conformiste, il ne saurait être question. ;-)

Allez, c'est pas grave du tout !

Mais je n'achèterai pas de Birkenstock.
Pas faire comme tous ces empaffés. 
Je n'achèterai pas de Birkenstock. 
C'est sûr.

Hein, c'est sûr !!
Sûr ?

Faut pas que je craque...
 

 

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Marsaynettes pour rire communauté : Bonne Humeur en Provence
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Dimanche 13 juillet 2008

A chaque fois, ça me le fait. Le même coup.

Lorsque, de retour d'un déplacement, revenu du « Nord », le train déboule d'entre les roches, s'échappant du massif de l'Estaque pour tomber sur Marseille.

Je suis dans ce train.

Et la vue m'accapare.

La mer, les reliefs, le vert, le bleu.

Et puis cette beauté humaine.

Immeubles et maisons à flanc de collines.

La bonne mère, bien sûr.

Le port autonome, les friches, les rails, les chantiers permanents: paysages de travail humain que d'aucun trouvent laids, mais qui persistent à m'émouvoir.


Marseille !





par Mathieu LABROUCHE publié dans : Inclassables ! communauté : Bonne Humeur en Provence
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Jeudi 19 juin 2008

Stupeur, tristesse, la nouvelle  bouleverse...
le Marché du soleil est parti en fumée. Mercredi 18 Juin au soir. Pas de victime, fort heureusement;

Le marché du soleil, cet endroit unique, hallucinant, grouillant, fourmillant, surprenant, fascinant...

Régulièrement, je passais devant, en gagnant le centre ville depuis mon quartier de La Villette .

Anecdote :

Ma femme, voici quelques mois, tandis que nous venions juste d'aménager à Marseille, s'est balladée dans le coin avec une copine, marseillaise de naissance.

Surprise : à proximité du Marché du Soleil, cette dernière, blême, s'est arrêtée nette. Terrifiée, comme beaucoup de gens, devant ce qui ne lui ressemble pas. Certaine que cet endroit, tellement différent, était dangereux. Sa culture, son éducation son doute, l'avaient formée à cette idée, sans que jamais elle n'aille vérifier. Risible et pour le coup, assez effrayant...

Elle peut aujourd'hui se rassurer : le Marché du soleil n'est plus.

Et maintenant ?

A l'étage, j'ai pu lire, se construisent des appartements. La zone, située en plein secteur Euromed, est appelée à se métamorphoser, par quelques projets dont certains sont louables, comme l'éloignement des bagnoles et de l'arrivée de l'autoroute A7.


L'incendie, de fait, accelérera quelques chantiers. C'est tout ce qu'on peut dire.

Quoi qu'il en soit, ce sont plusieurs centaines de « marsaynetes » quotidiennes potentielles qui viennent de brûler.

La vigilance citoyenne s'impose si nous souhaitons y en revoir un jour. Car rien n'est moins sûr.

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Marsaynettes pour pleurer communauté : La vie à Marseille
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Dimanche 15 juin 2008

Supermarché Casino, près de la Porte d'Aix, Vendredi dernier.

Je l'aime bien, ce supermarché Casino, près de la porte d'Aix.

Foisonnant, bouillonnant, très populaire. Beaucoup de bruit, pour un volume proportionnel à l'attente en caisse. Régulièrement, ça gueule. Mais ça sourit, aussi. Ça aboie, mais ça ne mord pas.

Ce Vendredi, c'est un vieux monsieur qui nous a joué la scène.

Visiblement impatient, sûr du respect dû à son age, il s'est décidé à organiser les passages en caisse.

D'un ton autoritaire, l'oeil alerte, l'index droit tapotant vigoureusement sur le tapis roulant, il m'ordonna, ainsi qu'à l'homme qui précédait, d'y déposer prestement mes marchandises, craignant une perte de temps.

Sans entrer dans la technique, je précise brièvement que son analyse était fausse. Les clients d'avant n'avaient pas encore réglé, mon timing me semblait irréprochable !

L'homme qui me précède et moi lui répondons gaiement qu'une telle précipitation serait inutile, accentuant le courroux de notre interlocuteur. Ma femme, en silence, observe.

L'homme qui me précède, complice, m'adresse en riant cette tendre sentence : « et bien, il a la forme.  Heureusement que l'on a plus l'âge de voter Mitterand. ».

J'acquisse, rieur, avant de réaliser que cette phrase est incompréhensible.

« Allez, on avance !!! »...

Le vieil homme revient à la charge, puis se livre à une virtuose manœuvre: piquer purement et simplement sa place à la jeune fille qui s'intercalait jusqu'alors entre lui et moi.

« Je pose, je n'ai que ça ... », dit-il, sortant son premier article. Puis son second, puis son troisième... Son caddie, au final, s'avére bien plus imposant que celui de la jeune fille.

Mais la jeune fille sourit, en victime complaisante.

Le jeune caissier voit tout et s'amuse.

 

L 'homme qui me précède et moi rions, béats d'admiration.

L'homme qui me précède passe, paye, me salue et s'en va.

Ma femme, voyant le vieil homme déballer un billet de 50€, engage une taquine conversation, lui proposant de payer nos courses.

Surprise :  le vieil homme accepte. Pour rire, évidemment.

Puis se confie : son âge (90 ans), sa vie, son rapport à l'argent...

Une vraie tendresse, naturellement, succède à une fausse tension.


Je l'aime bien, ce supermarché Casino, près de la porte d'Aix

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Marsaynettes pour rire communauté : La vie à Marseille
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Vendredi 2 mai 2008

 

 

1er mai : ballade à pied sur la corniche. C'est la première fois. Honte à moi : jusqu'ici, je filais en voiture. Laissant échapper ces petits paradis les pieds dans l'eau (bleue) : Vallon des Auffes, anse de Malmousque, Jardins Valmer....

 


Original, le 7ème arrondissemnt.  Splendeur de l'environnement, fric à foison, indéniablement, mais aussi chaleureuse ambiance populaire originelle. Très marseillaise, très plurielle, de Pagnol à IAM.

Il n'est qu'à voir comme les minots des quartiers Nord, sans hésitation, investissent l'espace, le co-occupent, squattant les parcelles rocheuses, plongeant, se dorant la pilule aux cotés des gens du quartiers.

Ici, c'est comme ça. Il n'y a rien à redire.

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Vie citoyenne communauté : La vie à Marseille
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Jeudi 1 mai 2008

Dernièrement, je me suis rendu à l'Assemblée Générale annuelle de mon comité de quartier. Un quartier populaire, qui s'affirme pour info très nettement à gauche à chaque scrutin.

Récit d'expérience :

Se déroule à mes yeux un bel exercice de (re)prise en main citoyenne de la collectivité, illustré par le colossal et formidable travail (photos-montage, compte-rendu, propositions) mené par la présidente de la structure.

Autour de la table siègent Madame la Maire (PS) de secteur, Monsieur le Député (PS) de la circonscription, ainsi qu'un policier, brigadier chef. Dès sa prise de parole, ce dernier annonce clairement la (sa) couleur. On lui demande « des résultats ». La police de proximité, c'est de l'histoire ancienne (« c'était un gouvernement de gauche, maintenant c'est un gouvernement de droite », juge-t-il opportun de préciser).

Sur la prévention, sa posture est claire, je cite de mémoire : «  quand je fais de la repression sur un agresseur, je fais de la prévention pour la victime ».

Cet agent de la république entreprend alors de porter son numéro de portable personnel à la connaissance de l'assistance, demandant qu'on lui signale le moindre événement qui « paraît suspect ». « Je ne vous demanderai pas votre nom ». Gloups...

Je ne vous fais pas de dessins. Imaginons juste, pour nous faire peur, un pays entier construit sur un tel système. Le degré zéro de la politique, de la citoyenneté.
L'horreur en marche. Le remède mille fois pire que le mal, producteur à coup sûr d'une violence sans nom. L' Histoire nous l'enseigne.

L'assistance, pourtant, acquiesse, sort carnets et crayons, note le numéro.

Le député (PS), ne moufte pas. La maire de secteur (PS), non plus. 
Visiblement, ils ne voient pas le problème. Ou font semblant. Car ils le voient, le problème, c'est une évidence. Enfin, je l'espère pour eux, pour leur santé politique.

Mais en ce contexte, ils n'osent aller contre. Pire : sourire aux lèvres, la maire de secteur en rajoute une couche: « je pense que vous aurez beaucoup d'appels, Monsieur ».

C'est trop pour moi.

Paisiblement, je prends la parole. De mémoire, cela donne ça : « Tout de même, ne pourrions-nous pas prendre un peu de recul « philosophique » sur ce qu' on fait là ? Quel modèle de société sommes-nous en train d'installer, tous ensemble ? Il s'agit tout de même d'un système basé sur la dénonciation anonyme généralisée ?».

Réflexe citoyen, question posée, sans plus de prétention de ma part.
Las ! Que n'avais-je dit !!??

Immédiatement, les réponse fusent, la réaction s'interpose.
Les « argumentations » par l'exemple s'enchaînent.

Il n'en faut pas plus pour me reléguer au rang d'utopiste angélique irresponsable, voire d'ami des délinquants.
Le policier, quant à lui, m'adresse une fin de non recevoir, m'explique (véridique!) que de toute façon son grand-père était philosophe, et me déclare (hautain, dos tourné) que ce que je viens de dire « n'engage que moi ».
Certes...

En fin de réunion, je suis consterné. Un peu terrifié, aussi.

Pourtant, tandis que le premières cacahuètes se consomment sur la table dressée, plusieurs personnes viennent me voir, se déclarant d'accord avec moi. Ouf. Un peu tard, mais bon.

Je suis (un peu) moins consterné.

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Colères
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Dimanche 6 avril 2008
MARSEILLE VUE D'AILLEURS...

 

Vacances dans mon Poitou-charentes natal en ce printemps naissant.

Quelques jours à Cognac, chez la belle famille. Nous entamons quelques courses dans un supermarché, lorsque mon épouse croise l'une des ses connaissances d'antan. Un copain du coin. Avenant, sympathique. Rien du mauvais bougre.

Tour d'horizons des situations de chacun...

Mention de notre exil méditerranéen, plutot exotique vu d'ici. Ma femme évoque Marseille. Son interlocuteur s'interesse.


-Tu te plais là-bas ?
- Oui !
- Pas trop chaud ?
- Non, c'est agréable, le soleil... (etc...)

Echange banal, en somme. Puis :

-Pas trop gris ?
- ?.... (ma femme espère ne pas comprendre. Mais elle a compris)
- Oui, enfin...
- ?....
- Pas trop de .., disons, enfin...

Traduction pour couper court : « pas trop d'arabes ? »

- Ca ne me gène pas, je ne suis pas raciste.
- Ah ben t'as bien de la chance. (Enervement grandissant) Moi je pourrais pas vivre dans un pays comme ça.

Agacé, ma femme ironise.

- Tu sais, Marseille n'est pas un pays. C'est une ville.
- Oui, ben pour moi, c'est pareil, c'est un pays. Allez, j'y vais. Salut !

Virulente attaque de racisme ordinaire, assis sur un bon coussin de pathologie sociale, de peur.

Ce type n'a pas vu ma femme depuis 10 ans. En quelques secondes, pourtant, il renonce aux nouvelles d'usage pour en venir aux « arabes », puis perd le contrôle (de son raisonnement, de son intelligence, de son amabilité).


Obsession agissante. Pathologie profonde, inconsciente, en incapacité totale de s'auto-diagnostiquer.

Le plus effrayant, dans l'imbécilité, c'est qu'elle demeure hautement fière et satisfaite.

par Mathieu LABROUCHE publié dans : Colères
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Mardi 4 mars 2008
Semaine bouillante. Scrutin dimanche. Guerini / Gaudin au coude à coude, paraît-il.

Je viens de prendre connaissance, sur Dailymotion via le site de
Libé, des images du meeting de Gaudin au Dôme. 

Non avare d'effets too much, assortis d'une imagerie d'antan ramenant Marseille à ses vieilles référence , JC Gaudin  se livre à la plus belle des galéjades de cette campagne : faire entonner à son public hilare un Fernandelesque "GUERINI... aussi", pour ponctuer chacune de ces phrases.

Phrases visant bien entendu à dénoncer une politique supposée anti-marseillaise menée par  son rival depuis le Conseil Général.
Assez lamentable et (mais) assez drôle. Aveu implicite de faiblesse, aussi. Et de trouillomètre à zéro.

Quoi qu'il en soit, dans mon quartier de La Villette, l'engagement ne s'affiche pas dans la demi-mesure. 

Environ 90% (je n'exagère pas !) des commerçants, maghrébins pour la plupart, ont orné leur vitrine du portrait de campagne de Lisette Narducci, candidate de Guérini. 

Le petit commerce est à gauche, dans le Marseille du 3ème arrondissement !
Passé le Vieux port ou la "frontière" Castellane, les choses s'inversent, sans doute. Mais s'affichent beaucoup moins.



par Mathieu LABROUCHE publié dans : Vie citoyenne
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Samedi 1 mars 2008
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Bonjour !

J'ai 31 ans. Dans la vie, je suis marié. J'ai une petite fille. 3 ans. J'habite à Marseille, dans le 3ème arrondissement. Fonscolombes, vers La Villette.


Quartier très populaire, situé juste derrière le très... bling bling  Euromed.  
 

Et puis je dirige le cinéma Les Lumières de Vitrolles. Un établissement de proximité, classé Art et essai. Cette passion profession donne lieu à mon autre blog perso, que certains connaissent déjà : http://lumieresetfilms.blogs.allocine.fr 

Ceci donc, ne sera pas un blog de cinéma. Qu'est-ce qui m'amène ? 
C'est que, voyez-vous, je ne suis pas d'ici. 
Ni de PACA ni de Marseille. 
Je viens de l'Ouest. Poitou-Charentes. Poitiers, puis La Rochelle. Très beau coin !

Depuis mon escapade de 3 années à Bollène ((2001 à 2004) suivie d'un déménagement à St-Victoret puis Marseille, me voici donc devenu « du Sud ». 


Vieux rêve d'enfant, clichetonneux à souhait (soleil, cigales, tchatche, accent qui chante, OM...). 
Mais concrétisé, et fier de l'être !
Je suis donc Marseillais !
 
Marseille n'est-elle pas la ville de ceux qui y débarquent ? 
Relire Izzo pour comprendre...
 


Marseille est belle, dure, chaleureuse, rude, 
envoûtante, puante, enivrante...

Pour rien au monde, aujourd'hui, je ne quitterai Marseille. 


Mes rêves-lichés d'enfants, depuis trois ans, s'y voient souvent corrigés. 
Ou au contraire exagérément confirmés !
   

Rares en tout cas sont les fois où l'on sort, où l'on emprunte l'espace public Marseillais sans assister à «quelque chose ». A une scène particulière, cocasse, drôlatique, ou tragique. 


Une « MARSAYNETE » !


Ce blog se propose donc, via le regard amoureux mais prudent d'un « immigré » de l'interieur, de partager Marseille. A coup de « Marsaynètes ».


C'est parti.

par Mathieu LABROUCHE
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Présentation

  • : Le blog de Mathieu LABROUCHE
  • amarseille
  • : marseille om saynettes labrouche societe
  • : Ma vie marseillaise en un blog. Observation tendre (ou pas), joyeuse (ou pas), des faits et gestes d'une ville unique qui m'a adopté. Je suis par ailleurs directeur passioné du cinéma de Vitrolles. Cinéphilie citoyenne à laquelle je consacre un autre blog, dont le lien figure ci-dessous.
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