Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 09:12
Aujourd'hui, Vendredi 29 mai 2009, après plusieurs mois sans article, décision d'une reprise en main, en plume, en clavier, du présent blog. Ponctuelle flambée, ou durable sursaut ?

Je me rebranche pour causer du Cour' jus. Le Cours Julien. C'est un endroit assez fascinant. Agacant et attachant.

Bassin d'eau, bars branchés, bouquinistes, boutiques de créateurs, salle de concert, centre social...

Le Montmartre marseillais, précisent les guides, dans leur fière exagération.

Un lieu idéal pour croquer l'un de ces instants de bonheur futile et ensoleillé, s'abandonner à cette nonchalance si spécifiquement marseillaise.

Le Cours Julien se donne. A nos yeux. Et se donne, aussi, un genre. Il se catégorise, à deux pas de La Plaine, comme le rendez-vous des bobos. Ils y sont les bobos. J'y suis, moi le bobo.

Mais tout marseillais qu'il est, le Cour' Jus résiste à ses propres apparences,

Le clodo cotoît le cadre sup' en décompression.
Cannette 8.6 50 centilitres en main, le punk à chien fume son spliff avec le reggae man destroy, sous les accords de guitare d'un bluesman noir déguisé en bluesman noir.
Le snack popu (continuez, Monsieur Mido !) voisine sans concurrence agressive avec le resto cuisine locale et le libanais.

Trentenaires et quadras cool s'autovalorisent et promotionnent leur développement durable, en récupérant leur panier AMAP de la semaine.

Les minots arabes du quartier jouent au foot au pied des tables, les grands frères balancent leur rap à fond sur des téléphones ou radios portables qui n'en peuvent plus.

Quelques  lycéens, cheveux mi-longs, cartables "Che" déchirés en bandoulière, skatent en slalomant.

Il rejoignent la station de métro, ornée de ceux qui, avant de descendre, attendent un ticket valable donné par ceux qui montent.   

On trouve même une école.

Au petit parc d'enfants, nounous, mamans ou papas patientent, puis retrouvent des conjoints épuisés par une journée de labeur ou de chômage, et achevés par la rude montée vers le Cours.

Panoplies, déguisements sociaux pas vraiment dupes de ce qu'ils sont. Tolérance et solidarité. Mosaïque de différences.

Fêtes aux clichés entretenus mais aussitôt dépassés.

Cris et rires. Joyeux bordel. C'est le Cours' Ju. A Marseille.
 
Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Vie citoyenne - Communauté : La vie à Marseille
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /2008 18:35

Samedi après-midi, une heure au parc avec ma fille.

Un très modeste parc, situé en face de la station de métro Désiré Clary. Grosse fréquentation, des minots partout, 3/8 ans. Quelques grandes soeurs pleines d'attention gravitent autour.

Ca parle, ça crie, ça se chevauche, se défie, s'interpelle, se caline. Dans la multiplicité des langues et des accents, le marseillais comme dénominateur commun.

 A ma gauche, sur un banc, quatre ivrognes, rouge qui tâche et clopes roulées, refont le monde en arabe.

A ma droite des mamans, voiles discrets et grosses poussettes, s'échangent quelques nouvelles des familles.

Au sol, quatre pigeons se fraient un chemin entre les pieds d'enfants, à la recherche sans doute de quelques miettes de brioches de chez Aldi.

Sur le toboggan, ce n'est pas simple. En descendre relève de l'exploit, tant les « grands » imposent leur présence par de fières remontées à contresens.

Ma fille se fait invectiver par une petite, au geste menaçant. Elle vient pleurer trois secondes dans mes bras, puis y retourne, regonflée. Deuxième contact : les deux, nouvelles copines, décident de jouer ensemble.

Etroit rassemblement d'ados, un peu plus loin mais à peine. 12/15 ans, les grands frères. Messes basses, puis appel de potes aperçus au loin : sifflements stridents, et cris à vous mobiliser tout le quartier.

 Le temps du trajet retour, trois hectomètres, je croise les cinq continents: mon voisin réfugié tchétchène, quelques roms dans leur squatt, et enfin des jeunes d'ici ou d'ailleurs, prêts à envahir la Fiesta des suds toute proche.

 Marseille Babel, Marseille la belle, Marseille pas belle, Marseille poubelle, Marseille rebelle, Marseille tiers-monde....Marseille branchée,

Marseille... Marseille !

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Marsaynettes pour rire - Communauté : La vie à Marseille
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 19:55
Métro. Station rond-point du Prado. Il est environ 18h.
Comme d'habitude à cette heure-ci, du monde attend.
Et moi aussi, sur le quai direction « Bougainville ».

En face,  direction Ste-Marguerite, arrive une bande de jeunes.
Des skaters, cheveux mi-longs, fringues débrayées mais à 300€ l'ensemble.
Gus Van Sant n'est pas loin.

 

L'un d'entre eux, tout en désinvolture feinte, attaque alors quelques figures sur roulettes.
Prouesses qui l'entraînent, bien sûr, à quelques centimètres des rails.

Sur mon quai, on flippe, on s'inquiète. J'entends des « n'importe quoi ! » quelques « pfff! » et un « il a craqué, lui ! ».

Lui, le jeune, se sait regardé. S'amuse de ça, sans vouloir le montrer, mais quelques rapides coups d'oeils vérificateurs le trahissent.
Bref, un p'tit branleur qui fait le malin. 

Allez, minot, arrête... On t'a vu. Va pas te foutre en l'air comme ça. T'aurais des causes plus sympas à défendre pour satisfaire ton estime. Bah, je t'en veux pas, j'ai du être pareil. Mais sais faire de skate.

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Marsaynettes pour rire - Communauté : La vie à Marseille
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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 16:34

Ne cherchez pas, n'en jetez plus.

C'est moi, l'intrus des Bouches du Rhone.

JE N'AI PAS DE BIRKENSTOCK AUX PIEDS !


Vous savez (mais oui, vous savez !...), ces sandales initialement orthopédiques, d'origine allemande, plutôt jolies (encore heureux !), et qu'au moins une personne sur quatre ou cinq porte aux pieds dans les rues de Marseille ou Aix. 

Pas la sous-marque, certainement pas. Non,  LA "Birk", à 50€ la paire.
De longues files d'attente paraît-il, lui sont dédiées chaque Samedi sur le marché de la Plaine (Marsaynetes rapportée, pas vue de mes yeux).

Cela se justifiant bien sûr par le confort unique qu'offre la Birkenstock. 

De mode conformiste, il ne saurait être question. ;-)

Allez, c'est pas grave du tout !

Mais je n'achèterai pas de Birkenstock.
Pas faire comme tous ces empaffés. 
Je n'achèterai pas de Birkenstock. 
C'est sûr.

Hein, c'est sûr !!
Sûr ?

Faut pas que je craque...
 

 

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Marsaynettes pour rire - Communauté : Bonne Humeur en Provence
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /2008 15:31

A chaque fois, ça me le fait. Le même coup.

Lorsque, de retour d'un déplacement, revenu du « Nord », le train déboule d'entre les roches, s'échappant du massif de l'Estaque pour tomber sur Marseille.

Je suis dans ce train.

Et la vue m'accapare.

La mer, les reliefs, le vert, le bleu.

Et puis cette beauté humaine.

Immeubles et maisons à flanc de collines.

La bonne mère, bien sûr.

Le port autonome, les friches, les rails, les chantiers permanents: paysages de travail humain que d'aucun trouvent laids, mais qui persistent à m'émouvoir.


Marseille !





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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 21:09

Stupeur, tristesse, la nouvelle  bouleverse...
le Marché du soleil est parti en fumée. Mercredi 18 Juin au soir. Pas de victime, fort heureusement;

Le marché du soleil, cet endroit unique, hallucinant, grouillant, fourmillant, surprenant, fascinant...

Régulièrement, je passais devant, en gagnant le centre ville depuis mon quartier de La Villette .

Anecdote :

Ma femme, voici quelques mois, tandis que nous venions juste d'aménager à Marseille, s'est balladée dans le coin avec une copine, marseillaise de naissance.

Surprise : à proximité du Marché du Soleil, cette dernière, blême, s'est arrêtée nette. Terrifiée, comme beaucoup de gens, devant ce qui ne lui ressemble pas. Certaine que cet endroit, tellement différent, était dangereux. Sa culture, son éducation son doute, l'avaient formée à cette idée, sans que jamais elle n'aille vérifier. Risible et pour le coup, assez effrayant...

Elle peut aujourd'hui se rassurer : le Marché du soleil n'est plus.

Et maintenant ?

A l'étage, j'ai pu lire, se construisent des appartements. La zone, située en plein secteur Euromed, est appelée à se métamorphoser, par quelques projets dont certains sont louables, comme l'éloignement des bagnoles et de l'arrivée de l'autoroute A7.


L'incendie, de fait, accelérera quelques chantiers. C'est tout ce qu'on peut dire.

Quoi qu'il en soit, ce sont plusieurs centaines de « marsaynetes » quotidiennes potentielles qui viennent de brûler.

La vigilance citoyenne s'impose si nous souhaitons y en revoir un jour. Car rien n'est moins sûr.

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Marsaynettes pour pleurer - Communauté : La vie à Marseille
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 17:53

Supermarché Casino, près de la Porte d'Aix, Vendredi dernier.

Je l'aime bien, ce supermarché Casino, près de la porte d'Aix.

Foisonnant, bouillonnant, très populaire. Beaucoup de bruit, pour un volume proportionnel à l'attente en caisse. Régulièrement, ça gueule. Mais ça sourit, aussi. Ça aboie, mais ça ne mord pas.

Ce Vendredi, c'est un vieux monsieur qui nous a joué la scène.

Visiblement impatient, sûr du respect dû à son age, il s'est décidé à organiser les passages en caisse.

D'un ton autoritaire, l'oeil alerte, l'index droit tapotant vigoureusement sur le tapis roulant, il m'ordonna, ainsi qu'à l'homme qui précédait, d'y déposer prestement mes marchandises, craignant une perte de temps.

Sans entrer dans la technique, je précise brièvement que son analyse était fausse. Les clients d'avant n'avaient pas encore réglé, mon timing me semblait irréprochable !

L'homme qui me précède et moi lui répondons gaiement qu'une telle précipitation serait inutile, accentuant le courroux de notre interlocuteur. Ma femme, en silence, observe.

L'homme qui me précède, complice, m'adresse en riant cette tendre sentence : « et bien, il a la forme.  Heureusement que l'on a plus l'âge de voter Mitterand. ».

J'acquisse, rieur, avant de réaliser que cette phrase est incompréhensible.

« Allez, on avance !!! »...

Le vieil homme revient à la charge, puis se livre à une virtuose manœuvre: piquer purement et simplement sa place à la jeune fille qui s'intercalait jusqu'alors entre lui et moi.

« Je pose, je n'ai que ça ... », dit-il, sortant son premier article. Puis son second, puis son troisième... Son caddie, au final, s'avére bien plus imposant que celui de la jeune fille.

Mais la jeune fille sourit, en victime complaisante.

Le jeune caissier voit tout et s'amuse.

 

L 'homme qui me précède et moi rions, béats d'admiration.

L'homme qui me précède passe, paye, me salue et s'en va.

Ma femme, voyant le vieil homme déballer un billet de 50€, engage une taquine conversation, lui proposant de payer nos courses.

Surprise :  le vieil homme accepte. Pour rire, évidemment.

Puis se confie : son âge (90 ans), sa vie, son rapport à l'argent...

Une vraie tendresse, naturellement, succède à une fausse tension.


Je l'aime bien, ce supermarché Casino, près de la porte d'Aix

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Marsaynettes pour rire - Communauté : La vie à Marseille
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 12:25

 

 

1er mai : ballade à pied sur la corniche. C'est la première fois. Honte à moi : jusqu'ici, je filais en voiture. Laissant échapper ces petits paradis les pieds dans l'eau (bleue) : Vallon des Auffes, anse de Malmousque, Jardins Valmer....

 


Original, le 7ème arrondissemnt.  Splendeur de l'environnement, fric à foison, indéniablement, mais aussi chaleureuse ambiance populaire originelle. Très marseillaise, très plurielle, de Pagnol à IAM.

Il n'est qu'à voir comme les minots des quartiers Nord, sans hésitation, investissent l'espace, le co-occupent, squattant les parcelles rocheuses, plongeant, se dorant la pilule aux cotés des gens du quartiers.

Ici, c'est comme ça. Il n'y a rien à redire.

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Vie citoyenne - Communauté : La vie à Marseille
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 20:25

Dernièrement, je me suis rendu à l'Assemblée Générale annuelle de mon comité de quartier. Un quartier populaire, qui s'affirme pour info très nettement à gauche à chaque scrutin.

Récit d'expérience :

Se déroule à mes yeux un bel exercice de (re)prise en main citoyenne de la collectivité, illustré par le colossal et formidable travail (photos-montage, compte-rendu, propositions) mené par la présidente de la structure.

Autour de la table siègent Madame la Maire (PS) de secteur, Monsieur le Député (PS) de la circonscription, ainsi qu'un policier, brigadier chef. Dès sa prise de parole, ce dernier annonce clairement la (sa) couleur. On lui demande « des résultats ». La police de proximité, c'est de l'histoire ancienne (« c'était un gouvernement de gauche, maintenant c'est un gouvernement de droite », juge-t-il opportun de préciser).

Sur la prévention, sa posture est claire, je cite de mémoire : «  quand je fais de la repression sur un agresseur, je fais de la prévention pour la victime ».

Cet agent de la république entreprend alors de porter son numéro de portable personnel à la connaissance de l'assistance, demandant qu'on lui signale le moindre événement qui « paraît suspect ». « Je ne vous demanderai pas votre nom ». Gloups...

Je ne vous fais pas de dessins. Imaginons juste, pour nous faire peur, un pays entier construit sur un tel système. Le degré zéro de la politique, de la citoyenneté.
L'horreur en marche. Le remède mille fois pire que le mal, producteur à coup sûr d'une violence sans nom. L' Histoire nous l'enseigne.

L'assistance, pourtant, acquiesse, sort carnets et crayons, note le numéro.

Le député (PS), ne moufte pas. La maire de secteur (PS), non plus. 
Visiblement, ils ne voient pas le problème. Ou font semblant. Car ils le voient, le problème, c'est une évidence. Enfin, je l'espère pour eux, pour leur santé politique.

Mais en ce contexte, ils n'osent aller contre. Pire : sourire aux lèvres, la maire de secteur en rajoute une couche: « je pense que vous aurez beaucoup d'appels, Monsieur ».

C'est trop pour moi.

Paisiblement, je prends la parole. De mémoire, cela donne ça : « Tout de même, ne pourrions-nous pas prendre un peu de recul « philosophique » sur ce qu' on fait là ? Quel modèle de société sommes-nous en train d'installer, tous ensemble ? Il s'agit tout de même d'un système basé sur la dénonciation anonyme généralisée ?».

Réflexe citoyen, question posée, sans plus de prétention de ma part.
Las ! Que n'avais-je dit !!??

Immédiatement, les réponse fusent, la réaction s'interpose.
Les « argumentations » par l'exemple s'enchaînent.

Il n'en faut pas plus pour me reléguer au rang d'utopiste angélique irresponsable, voire d'ami des délinquants.
Le policier, quant à lui, m'adresse une fin de non recevoir, m'explique (véridique!) que de toute façon son grand-père était philosophe, et me déclare (hautain, dos tourné) que ce que je viens de dire « n'engage que moi ».
Certes...

En fin de réunion, je suis consterné. Un peu terrifié, aussi.

Pourtant, tandis que le premières cacahuètes se consomment sur la table dressée, plusieurs personnes viennent me voir, se déclarant d'accord avec moi. Ouf. Un peu tard, mais bon.

Je suis (un peu) moins consterné.

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Colères
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /2008 10:29
MARSEILLE VUE D'AILLEURS...

 

Vacances dans mon Poitou-charentes natal en ce printemps naissant.

Quelques jours à Cognac, chez la belle famille. Nous entamons quelques courses dans un supermarché, lorsque mon épouse croise l'une des ses connaissances d'antan. Un copain du coin. Avenant, sympathique. Rien du mauvais bougre.

Tour d'horizons des situations de chacun...

Mention de notre exil méditerranéen, plutot exotique vu d'ici. Ma femme évoque Marseille. Son interlocuteur s'interesse.


-Tu te plais là-bas ?
- Oui !
- Pas trop chaud ?
- Non, c'est agréable, le soleil... (etc...)

Echange banal, en somme. Puis :

-Pas trop gris ?
- ?.... (ma femme espère ne pas comprendre. Mais elle a compris)
- Oui, enfin...
- ?....
- Pas trop de .., disons, enfin...

Traduction pour couper court : « pas trop d'arabes ? »

- Ca ne me gène pas, je ne suis pas raciste.
- Ah ben t'as bien de la chance. (Enervement grandissant) Moi je pourrais pas vivre dans un pays comme ça.

Agacé, ma femme ironise.

- Tu sais, Marseille n'est pas un pays. C'est une ville.
- Oui, ben pour moi, c'est pareil, c'est un pays. Allez, j'y vais. Salut !

Virulente attaque de racisme ordinaire, assis sur un bon coussin de pathologie sociale, de peur.

Ce type n'a pas vu ma femme depuis 10 ans. En quelques secondes, pourtant, il renonce aux nouvelles d'usage pour en venir aux « arabes », puis perd le contrôle (de son raisonnement, de son intelligence, de son amabilité).


Obsession agissante. Pathologie profonde, inconsciente, en incapacité totale de s'auto-diagnostiquer.

Le plus effrayant, dans l'imbécilité, c'est qu'elle demeure hautement fière et satisfaite.

Par Mathieu LABROUCHE - Publié dans : Colères
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  • : Ma vie marseillaise en un blog. Observation tendre (ou pas), joyeuse (ou pas), des faits et gestes d'une ville unique qui m'a adopté. Je suis par ailleurs directeur passioné du cinéma de Vitrolles. Cinéphilie citoyenne à laquelle je consacre un autre blog, dont le lien figure ci-dessous.
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